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Ici Radio-Canada

Bon, je l’avoue, Radio-Canada est ancrée en moi. Un peu comme Obélix, je suis tombée dedans quand j’étais petite. J’ai été élevée avec Radio-Canada. Je me souviens des dimanche matins dans le salon chez nous, mon frère et moi jouions pendant que mes parents lisaient. On écoutait la grande musique du dimanche à Radio-Canada. Radio-Canada, ce fut aussi des émissions comme Pépinot et Marie 4poches. Que c’est loin tout ça! Mais il est clair que nous ne sommes plus à la nostalgie. Nous avons changé, Radio-Canada aussi. Le monde des communications est à un monde de ce qu’il était il y a même 10 ans.

Radio-Canada c’est aussi pour moi un endroit où j’ai travaillé à quelques reprises au cours des 30 dernières années, soit à Ottawa, à St-Boniface ou à Montréal. En 1999, j’étais l’une de celles qui a travaillé au renouvellement de licences de la télévision française. Il y a eu tellement d’eau qui a coulé sous le pont depuis. Les enjeux que l’on pouvait alors à peine esquisser font maintenant partie de notre quotidien.

Contrairement à ce que laisse entendre mon entrée en matière, nous sommes conscients que l’heure n’est plus à la nostalgie. Plusieurs commentaires d’amis de Radio-Canada tombent inévitablement dans cette volonté que Radio-Canada demeure ce qu’elle représente et a toujours représenté pour eux. On veut que Radio-Canada évolue, mais on ne peut lâcher prise sur les grandes années où la concurrence étrangère était absente, les stations de radio et de télévision se comptaient sur deux mains; où l’Internet n’était utilisé que par quelques maniaques de technologie. Force est d’admettre que malgré le mandat conféré au diffuseur public et qui n’a pas changé, la manière de desservir la population, elle, a grandement évolué. Une chose demeure intacte toutefois : les valeurs que Radio-Canada incarne et véhicule depuis sa création n’ont pas changé et elles ne devraient pas non plus.

Ce sont sur ces valeurs profondes que l’avenir de Radio-Canada se bâtit. Cet avenir se joue présentement sur divers terrains; politique, réglementaire, économique et technologique. Ce que nous voulons vous présenter aujourd’hui c’est un survol des enjeux auxquels fait face notre radiodiffuseur public national.

Notre Membre en vedette, cela va de soi, est Hubert Lacroix, dont le mandat vient d’être renouvelé pour un autre cinq ans et qui nous décrit la vision adoptée par la Société. Ensuite, je me suis entretenue avec le professeur de communications de l’Université d’Ottawa, Pierre Bélanger, qui a aussi travaillé au renouvellement de la SRC en 1999 et qui a guidé les premiers pas du radiodiffuseur public dans le numérique.

Des milliers de soumissions ont été écrites dans le cadre du renouvellement de licence et nous le confirmons, Radio-Canada fait toujours couler beaucoup d’encre. Tamara Dolan, une de nos stagiaires, a glané ici et là des extrait des commentaires soumis au CRTC. Nous nous attardons enfin sur la demande de la SRC de diffuser des publicités nationales sur les ondes de Radio 2 et d’Espace Musique et vous constaterez que c’est de loin la demande la moins populaire auprès de la population.

Anne-Marie