Preferred Language/ Langue préférée

Après 67 ans d’existence, la Conférence canadienne des arts ferme ses portes

Communiqué

 

La Conférence canadienne des arts (CCA), la plus grande alliance nationale des arts, de la culture et du patrimoine pour l’ensemble du Canada, annonce qu’elle doit mettre immédiatement fin à ses activités. Fondée en 1945 par un groupe d’éminents artistes, dont les peintres Lawren S. Harris, du Groupe des sept, et André Biéler, la CCA a un mandat sans équivalent au sein du secteur culturel canadien : promouvoir au niveau fédéral les intérêts des artistes et de la culture canadienne au sens large du mot, et fournir un forum national où sont débattus les enjeux d’intérêt commun et sont harmonisées les interventions. Le nom de la CCA est écrit en filigrane de toutes les principales politiques culturelles fédérales, de la création du Conseil des arts du Canada en 1957 à l’adoption de la Convention de l’Unesco sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles en 2005.

Il y a un an et demi, la CCA a appris que le gouvernement Harper allait mettre fin à 47 années de financement de l’organisation. D’entrée de jeu, la CCA a avisé le ministère du Patrimoine canadien qu’elle acceptait avec enthousiasme le défi de devenir indépendante de l’appui du gouvernement, mais qu’il lui faudrait un minimum de deux années de transition pour mettre en œuvre un tel modèle d’affaires. La CCA a tenu une série de consultations publiques et privées auprès des divers milieux artistiques et culturels à travers l’ensemble du pays, ce qui a permis de recueillir un appui sans équivoque sur la pertinence de son mandat, et elle a développé un ambitieux plan d’affaires pour 2012-2017. Toutefois, la CCA a appris à la mi-avril que le gouvernement limitait son appui à six mois, ce qui représente un obstacle énorme pour l’organisme. En dépit d’efforts considérables et d’appuis financiers des plus encourageants, le conseil d’administration en est venu à la conclusion qu’il était effectivement impossible de mettre en place un nouveau modèle d’affaire en moins de deux ans. Le conseil considère qu’il serait irresponsable de mettre à risque les sommes recueillies à ce jour. Conséquemment, le conseil annonce l’arrêt immédiat des opérations de la CCA et la mise en veilleuse de ses activités dans l’espoir que cet unique instrument du secteur culturel canadien puisse être relancé dans un avenir prochain.

La présidente du c.a., Mme Kathleen Sharpe, déclare: «La CCA laisse un bel héritage. Je tiens à féliciter le conseil et le personnel de leur approche rigoureuse et dynamique à mettre en œuvre et soutenir un nouveau modèle d’affaires. Malgré tous nos efforts, le soutien transitoire de six mois accordé par le gouvernement n’était pas suffisant et nous sommes tout simplement à court de temps pour développer de nouvelles sources de revenu. Mais nous partons en sachant que nous avions bien planifié cette sortie. » Le directeur général Alain Pineau ajoute: « Les sept dernières années auront été les plus stimulantes et les plus excitantes de ma carrière. J’aurais souhaité finir mon passage à la CCA différemment, mais je pars en sachant que l’équipe du Secrétariat a tout fait pour réussir la transition à l’indépendance financière. Nous laissons l’organisation en dormance, dans l’espoir que les milieux culturels sauront s’unir et réinventer cet outil exceptionnel dont le besoin ne fait aucun doute. »

La CCA laisse en héritage sa recherche, ses archives et ses projets. Des messages de la présidente Kathleen Sharpe et du directeur général Alain Pineau sur la fermeture de la CCA sont disponibles à www.ccarts.ca.

-30-

Appendix : Les faits marquants de la CCA

Source : Anne-Marie Des Roches | 613-238-3561, poste 16 ou 819-639-5075 | amdesroches@ccarts.ca